La grammaire est souvent stricte en français, mais il y a des cas où l’on a le choix et c’est alors la logique qui prend le pas (ou devrait le prendre à mon avis), par exemple :

Pour toutes les expressions comportant un terme quantitatif et un complément, par exemple « la majorité des ménages », « une partie des employés » ou « un pourcentage important des personnes interrogées », on a le choix d’accorder le verbe qui suit avec le terme ou avec le complément, ce qui fait que les phrases :
– « la majorité des ménages vivent… » et « la majorité des ménages vit… » ;
– « une partie des employés travaillent… » et « une partie des employés travaille… » ;
– « un pourcentage important des personnes interrogées pensent… » et « un pourcentage important des personnes interrogées pense… » ;
sont aussi grammaticalement correctes les unes que les autres.

Cependant, du point de vue du sens, le singulier n’est pas franchement logique (ce n’est pas la majorité qui vit, mais les ménages qui vivent, le pourcentage qui pense mais les personnes qui pensent, la partie qui travaille mais les employés qui travaillent).

Donc le « véritable sujet »  de la phrase est le groupe tout entier (la majorité des ménages, une partie des employés, un pourcentage important des personnes interrogées) et pas seulement le terme quantitatif, et ce groupe est logiquement pluriel.

Pour s’en convaincre, il suffit de remplacer le terme quantitatif par un nombre arbitraire, mettons 27, et le pluriel devient évident : 27 ménages, 27 employés, 27 personnes interrogées.

Pour cette raison, il est préférable d’un point de vue stylistique d’employer le pluriel (les livres de grammaire s’accordent sur ce point), et à e2f nous en faisons donc « notre règle », ce qui nous permet d’assurer plus de cohérence.