Pour des raisons historiques liées aux presses d’imprimerie, on n’a pas toujours accentué les majuscules en France. Depuis l’avènement de l’informatique, il n’y a cependant plus aucune raison de ne pas accentuer, et d’ailleurs au Canada tout le monde se plie à la règle. C’est aussi le cas de la grande majorité des éditeurs de logiciels, dont Microsoft et Apple, et de très nombreux sites web traduits.

En France, il y a pourtant de nombreux réfractaires, qui justifient comme ils le peuvent l’absence d’accents sur leurs majuscules. Notons quand même que la position de l’Académie française est on ne peut plus claire :

On veille donc, en bonne typographie, à utiliser systématiquement les capitales accentuées, y compris la préposition À, comme le font bien sûr tous les dictionnaires, à commencer par le Dictionnaire de l’Académie française, ou les grammaires, comme le Bon usage de Grevisse, mais aussi l’Imprimerie nationale, la Bibliothèque de la Pléiade, etc. Quant aux textes manuscrits ou dactylographiés, il est évident que leurs auteurs, dans un souci de clarté et de correction, auraient tout intérêt à suivre également cette règle.

Sans majuscule accentuée, comment distinguer le panneau INTERNES du panneau INTERNÉS dans un asile psychiatrique, comment savoir ce qui est VALIDE et ce qui est VALIDÉ ?

Cette page répertorie de nombreuses confusions possibles et souvent amusantes, par exemple L’ODEUR D’UN ROT TROP SALE, REMUE DANS MON ASSIETTE au lieu de L’ODEUR D’UN RÔT TROP SALÉ, REMUÉ DANS MON ASSIETTE !

À e2f, nous utilisons donc systématiquement les majuscules accentuées, sauf lorsque le client final nous demande expressément de ne pas le faire.