English to French Translation 2018-02-16T16:17:43+00:00

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English to French expansion factor

When translating from English to French, there is a expansion factor, of anywhere between 15 and 25%, say about 20% average.

In most cases, part of my job while reviewing texts is to reduce the expansion factor, as many translators have a tendency to be wordy rather than efficient.

The expansion factor should be due to the fact that:

  • The average French word is longer than the average English word
  • French grammar forces the use of more prepositions, articles, etc.
  • There is no English word for some French words, so we need more than one word to convey the meaning
  • French conjugation adds letters to verbs

However, it should not be due to:

  • Inefficient use of words
  • Overtranslation
  • Use of several words to convey a meaning when a single word actually does exist
  • Lack of rework of the sentence to use a word order more natural in French, which often leads to shorter sentences (probably the most important factor)

Once in a while, after reworking a sentence at review time, I end up with a sentence equivalent in length is equivalent to the English one’s, or even shorter, and then I know I’ve done a good job and I deserve a beer. This is particularly possible when the English text is poorly written, unnecessarily wordy and full of in-sentence repetitions.

Traductions pléonasmiques

L’anglais a moins horreur des répétitions et des pléonasmes que le français,

cependant, aujourd’hui, je trouve dans un texte :

  • […] while learning how to use it at the same time.

traduit par :

  • […] tout en apprenant en même temps à l’utiliser.

pourquoi ne pas seulement dire :

  • […] tout en apprenant à l’utiliser.

et éliminer le pléonasme ?

Encore un exemple où la phrase anglaise est tellement mal écrite que l’on peut traduire avec une phrase française plus courte, malgré le facteur d’expansion. Yeah !

Termes quantitatifs

La grammaire est souvent stricte en français, mais il y a des cas où l’on a le choix et c’est alors la logique qui prend le pas (ou devrait le prendre à mon avis), par exemple :

Pour toutes les expressions comportant un terme quantitatif et un complément, par exemple « la majorité des ménages », « une partie des employés » ou « un pourcentage important des personnes interrogées », on a le choix d’accorder le verbe qui suit avec le terme ou avec le complément, ce qui fait que les phrases :
– « la majorité des ménages vivent… » et « la majorité des ménages vit… » ;
– « une partie des employés travaillent… » et « une partie des employés travaille… » ;
– « un pourcentage important des personnes interrogées pensent… » et « un pourcentage important des personnes interrogées pense… » ;
sont aussi grammaticalement correctes les unes que les autres.

Cependant, du point de vue du sens, le singulier n’est pas franchement logique (ce n’est pas la majorité qui vit, mais les ménages qui vivent, le pourcentage qui pense mais les personnes qui pensent, la partie qui travaille mais les employés qui travaillent).

Donc le « véritable sujet »  de la phrase est le groupe tout entier (la majorité des ménages, une partie des employés, un pourcentage important des personnes interrogées) et pas seulement le terme quantitatif, et ce groupe est logiquement pluriel.

Pour s’en convaincre, il suffit de remplacer le terme quantitatif par un nombre arbitraire, mettons 27, et le pluriel devient évident : 27 ménages, 27 employés, 27 personnes interrogées.

Pour cette raison, il est préférable d’un point de vue stylistique d’employer le pluriel (les livres de grammaire s’accordent sur ce point), et à e2f nous en faisons donc « notre règle », ce qui nous permet d’assurer plus de cohérence.

(À) chaque fois

This is found in a lot of french translations. Every time -> Chaque fois. A lot of translators use À chaque fois, but as explained in Le français correct, it’s the literary form, whereas Chaque fois is the common form, more appropriate to standard business translations.

At e2f, chaque fois que possible, nous disons chaque fois.

Non et non

La règle est simple et pourtant mal connue/appliquée.

Les adjectifs en « non » ne prennent pas de trait d’union.
Les noms en « non » en prennent un.

Le non-respect de cette règle est non excusable !

Punctuation differences between fr-FR and fr-CA

It’s a surprise to most people that there are maybe more punctuation differences than linguistic differences between French for France and French for Canada.

Basically, the main punctuation difference is that:

– in France, there is a (non-breakable) space before the following punctuation signs: “:”, “;”, “!”, and “?”.

– whereas in Canada, the space is only before “:” and there is no space before “;”, “!”, and “?”.

Decade & décade

This is one of the worse faux amis, because whereas “decade” means ten years in English, “décade” only means ten days in French. The correct French translation is “décennie”.

A rapid Google search of the word décade in obviously translated texts gives some interesting results:

For example, on www.fcbarcelonaclan.com, famous soccer player Eto’o has scored 100 goals and played 192 games in just 10 days!

Le camerounais de 25 ans prend place dans la liste des buteurs de cette décade avec cette centaine de goals en 192 matchs […]

Anyway… it’s not only the translated site, the following excerpt is from a French government site, that explains how China’s magnesium production surged in 10 days!

Face à ces perspectives, la problématique d’approvisionnement en magnésium primaire apparaît centrée sur une montée en puissance fulgurante de la Chine qui, en l’espace d’une décade, est passée d’un statut d’importateur à un statut d’exportateur […]

Listes à puces

Les listes à puces se retrouvent souvent en traduction professionnelle. Comme elles suivent des règles différentes en anglais et en français, il faut donc faire attention. La règle suivante est celle mentionnée dans le Lexique des règles typographiques en usage a l’imprimerie nationale et la majorité des guides de style.

Il y a trois types de listes à puces (bulleted lists) en français :
• Si les éléments sont des phrases complètes, chacun commence par une lettre majuscule et termine par un point.
• Si l’ensemble de éléments forme une phrase, chacun commence par une minuscule et se termine par un point-virgule, sauf le dernier qui prend un point (pour les sous-listes de ce type, chaque élément prend une virgule et le dernier un point-virgule).
• Dans les autres cas, les éléments commencent par une minuscule et n’ont pas de ponctuation finale.

Dans cet exemple :
• Chaque élément est une phrase complète.
• Chaque élément commence par une majuscule.
• Chaque élément se termine par un point.

Dans cet exemple, chaque élément :
• commence par une minuscule ;
• se termine par un point-virgule, sauf le dernier ;
• représente une partie d’une phrase.

Dans cet exemple, chaque élément :
• commence par une minuscule ;
• se termine par :
– soit une virgule,
– soit un point-virgule,
– soit un point ;
• représente une partie d’une phrase.

Dans cet exemple, les éléments sont indépendants :
– Un pou
– Deux puces
– Trois phrases

Eligible & éligible

L’adjectif éligible est un anglicisme et un faux ami de eligible.

En français, on est éligible lorsqu’on peut se présenter aux élections. On est eligible lorsqu’on est admissible, c’est-à-dire qu’on remplit les conditions d’admissibilité (à un concours, un prix, etc).

Cependant, le terme éligible est de plus en plus utilisé en français au sens du terme anglais, ce qui le fait évoluer de faux ami en anglicisme, comme c’est souvent le cas.

Une manière de traduire est également pouvant faire l’objet… (d’un remboursement, etc).

qualifié est aussi possible (les conditions qualifient pour, etc).

Eventually & éventuellement

Un des faux amis que l’on retrouve le plus dans les traductions françaises.

Alors que le français « éventuellement » indique l’éventualité, la possibilité que quelque chose se réalise, « eventually » indique que quelque chose finira par se réaliser, par devenir un « event » (événement).

On traduit donc « eventually » par « en fin de compte » ou « finalement ».

Petite anecdote, j’ai pour ma part découvert l’existence de ce faux ami alors que j’habitais en Arabie Saoudite et que je maîtrisais plutôt mal l’anglais. Un vrai ami et moi souhaitions partir à plusieurs centaines de kilomètres, en plein dans le désert de dunes du Rub’ al-Khali seulement peuplé de bédouins et totalement exempt de routes, à la recherche d’un cratère de météore qui apparaissait sur les cartes.

Nous avions demandé à un géologue américain qui connaissait bien le coin combien il fallait prévoir de bidons d’essence, et il nous indiquait qu’après avoir suivi une piste pendant 150 km, tourné à gauche puis suivi la deuxième piste pendant 50 km, nous trouverions « eventually » de l’essence sous la forme d’un camion citerne appartenant à une tribu de bédouins.

Inutile de dire que l’« éventualité » de la présence d’essence, et donc la forte probabilité de tomber en panne sèche à 200 km de toute route ne nous enchantait guère! Nous lui avons donc fait répéter son explication au moins dix fois sans comprendre. Eventually, nous avons fini par consulter un dictionnaire et réaliser notre bévue !

Nous n’avons jamais entrepris ce voyage, mais la leçon a été retenue !

Gérondifs

An anglais, on utilise beaucoup, beaucoup le gérondif, mais en français, on l’utilise normalement beaucoup, beaucoup moins. Cependant, beaucoup de traducteurs se laissent aller à la facilité du calque, et on trouve beaucoup de phrases du type :

Si vous n’êtes pas encore membre, vous pouvez vous inscrire en ouvrant la page site.com/page, en indiquant votre nom et en cliquant sur le bouton M’inscrire.

Euh… un peu lourd tout ça.

Il est pourtant facile de reformuler ce genre de phrases en passant à un style plus direct, par exemple :

Si vous n’êtes pas encore membre et souhaitez vous inscrire, vous pouvez ouvrir la page site.com/page, indiquer votre nom et cliquer sur le bouton M’inscrire.

ou bien, encore plus direct :

Si vous n’êtes pas encore membre et souhaitez vous inscrire, ouvrez la page site.com/page, indiquez votre nom et cliquez sur le bouton M’inscrire.

À e2f, pour simplifier, nous avons institué la règle suivante :

  • Un gérondif dans une phrase, OK.
  • Deux gérondifs parfois, mais pas plus d’une fois dans un texte, et encore…
  • Trois gérondifs et plus, seulement avec dérogation spéciale signée par un chef !

Un repas léger comme une crevette géante

The terms such as & like, when they introduce examples, can be translated different ways depending on the context:

  • tel
  • tel que
  • comme
  • notamment
  • par exemple
  • entre autres

For tel que, it’s important to remember that tel que s’accorde avec ce qui précède et non avec ce qui suit. So we should say De belles histoires, telles que celle du Petit Chaperon rouge and not De belles histoires, telle que celle du Petit Chaperon rouge.

For tel, it’s the other way around, so it’s De belles histoires, telle celle du Petit Chaperon rouge and not De belles histoires, telles celle du Petit Chaperon rouge.

For comme, the subject of this post, we have to be careful to use a comma before when it is ambiguous, otherwise it introduces a comparison instead of an example (see below). In general, however, we don’t like to use comme, for the reason above and because it’s too informal for most texts.

Two years ago, we were translating a large hotel chain website, and one sentence read “Enjoy a light meal, such as giant shrimp”.

The translation became “Dégustez un repas léger comme une crevette géante”, which backtranslates as “Enjoy a meal as light as a giant shrimp”, which sounds like some weird haiku-type poetry!

Of course “Dégustez un repas léger, comme une crevette géante” would have been more accurate, although it does not sound quite right either.

We maintained a list of such funny random comparisons for a while, but I’ve lost it. I’m sure it’s possible to find a lot on the web.

Please, never use comme par exemple, but rather either comme or par exemple.

Finally, note that in patent translation, the only form that should be used is tel que, as it is the less ambiguous according to the lawyers.

0 houses, 0 maison, 1,9 houses et 1,9 maison

For some strange reason, the “starting point” of plural is different in different languages.

In English, plural starts “right after 1”, but in French it only starts at 2.

So we should say “1,99 mètre” but “2 mètres”.

This also applies to phrases such as “1,99 million d’habitants”, “2 millions de personnes”.

Also, 0 is plural in English but not in French. “0 maison”, “0 houses”.

This is a pain for some software not properly internationalized, where the “s” is hardcoded as per English rules.

Des standards pas standard

When used as an adjective, “standard” does not take the plural “s”, whereas it takes it when used as a noun. The reason is that “standard” has been borrowed from the English language.

Even more confusing, MS Word does not know that, and the spellchecker (at least in the version I use) believes that “standards” is fine as an adjective, so many translators leave the mistake in their texts.

An easy way to remember is that nobody would use “standarde” or “standardes”, so why use “standards”?

Also, when “standard” is used as a noun in English, most of the time “norme” is a better french translation than “standard”.

Affect & affecter

Dans beaucoup de cas, « affecter » est un faux ami d’« affect » en passe de devenir un anglicisme.

Normalement, en français « affecter » s’utilise :

  • dans un sens médical (cette maladie affecte les poumons)
  • dans un sens émotionnel (la mort du chaton avait affecté sa mère)
  • dans le sens de feindre (il affecte une certaine bonhomie)
  • dans le sens d’allouer (nous avons affecté des fonds au budget marketing, il a été affecté à un nouveau poste)

Dans tous les autres cas, il faut être créatif quand on traduit le verbe « affect », et ce ne sont pas les solutions qui manquent, par exemple :

  • avoir des conséquences sur, avoir un impact sur, influencer, influer sur, avoir une incidence sur, modifier
  • concerner, toucher, atteindre, détériorer
  • agir sur, attaquer
  • nuire à (un traducteur m’a fait découvrir cette solution récemment, et elle est parfois excellente)

C’est un des faux amis qu’on retrouve le plus dans les traductions, et qui est donc irritant car on doit le corriger sans arrêt alors que les traducteurs devraient employer une des nombreuses variantes possibles suivant le cas de figure.

Cela dit, étant donné le nombre d’utilisations abusives que l’on peut noter du mot « affecter » en français, la dérive est plus qu’entamée et l’utilisation dans le sens anglais du terme sera sans doute un jour acceptable, mais pas encore !

Ceci, cela

La règle d’emploi de ceci et cela n’est pas très stricte d’après les meilleures sources (y compris le Grévisse), mais la règle la plus communément employée précise que cela se rapporte à ce qui précède et ceci à ce qui suit.

Afin d’éviter toute incohérence dans nos traductions, et comme cette règle est utilisée dans le guide de style de certains de nos clients, c’est donc celle que nous suivons à e2f.

Donc: cela dit, voici mon opinion, et non ceci dit, voilà mon opinion.

Second, deuxième, 2e et 2ème

D’après le Lexique des règles typographiques en usage a l’imprimerie nationale et bien d’autres sources, les adjectifs ordinaux ont délaissé leur orthographe « 2ème, 3ème » au profit de l’orthographe plus moderne « 2e, 3e ».

Les variantes de « premier » font exception, on les abrège en 1er, 1ers, 1re et 1res.

  • Le 1er novembre 2006
  • La 1re cérémonie

Quant à « second », il ne s’emploie que lorsqu’il est le dernier, et doit laisser la place à « deuxième » lorsqu’il y a un troisième. Donc pour l’instant, et espérons que cela dure, on parle de la Seconde Guerre mondiale et non de la Deuxième Guerre mondiale.

À noter, on garde les adjectifs ordinaux en toutes lettres (« au long » dit-on au Canada) dans les textes plus soutenus.

Le dit & la dite

The forms “ledit xxx” and “ladite xxx” are commonly used in contracts (french translation of “said xxx”).

It should be remembered that the correct form is “ledit”, “ladite” and not “le dit”, “la dite”. So we should write “ladite entité” (et non “la dite entité”), “ledit programme” (et non “le dit programme”).

The same applies for “lesdits”, “audit”, “auxdits”, “dudit” and “desdits”, although the standard spellchecking software don’t like some of those words, but they’re used by French lawyers.

Des tas d’états d’États

Dans le sens de pays ou de corps politique, le mot État prend toujours une majuscule.

Beaucoup de traducteurs pensent à la majuscule quand il s’agit de l’appareil d’État ou d’un coup d’État, mais l’oublient pour parler des États des États-Unis.

Les adjectifs en multi et leurs multiples problèmes

On trouve souvent deux fautes dans le même mot avec les adjectifs en multi, par exemple dans  des blogs multi-média, une au milieu et une à la fin.

De nos jours, comme tous leurs camarades en audio, bi, co, inter, mini, mono, para, pluri, poly, post, pré, super, supra ou vidéo, les mots commençant par multi ne prennent pas de trait d’union. Plus d’informations sur les préfixes.

D’autre part, les adjectifs en multi s’accordent comme les autres, donc  :

  • il ne faut pas oublier de mettre la marque du pluriel et écrire donc des fichiers multimédias et non des fichiers multimédia ; et
  • il ne faut pas oublier de l’enlever au singulier et écrire donc un blog multipage et non un blog multipages.

Orthographe de l’heure

L’orthographe correcte des heures impose d’utiliser des espaces insécables autour du « h ».

On dit donc « 10 h 30 » et non « 10h30 ».

Attention aussi au « 12:30AM » de la nuit anglaise, qui devient « 0 h 30 » traduit en français, et non « 12 h 30 ».

Aussi, on a tendance en français à omettre les 0, donc plutôt « 13 h » que « 13 h 00 » pour traduire « 1:00PM » et aussi « 7 h » plutôt que « 07 h » lorsque l’anglais est « 07:00AM ».

Internet ou internet, Web ou web

Les graphies traditionnelles Internet et Web se font supplanter par les graphies sans majuscule internet et web.

Comme souvent, chacun a son opinion sur la question.

À l’OQFC, on tolère les nouvelles graphies mais on privilégie les majuscules.

À e2f, nous utilisons la règle privilégiée par Apple et d’autres clients, qui consiste à utiliser web et internet lorsque les mots sont employés en tant qu’adjectifs, et Web et Internet lorsqu’ils sont utilisés en tant que noms.

Donc l’Internet, le Web, mais un site web, un site internet, une page web.

Initiation

« initiation » est un faux ami que l’on retrouve souvent dans les traductions informatiques et commerciales.

À part dans les documents sur les sectes ou certains manuels de ressources humaines, « initiation » en anglais signifie plutôt déclenchement, amorçage, lancement, démarrage.

Points cardinaux

J’ai vu différentes règles pour l’utilisation des points cardinaux en français, mais à e2f nous suivons la règle la plus générale, qui est celle du Lexique des règles typographiques en usage a l’imprimerie nationale :

– En tant qu’adjectifs :

==> les points cardinaux ne prennent pas de majuscule :

  • l’hémisphère sud
  • l’océan Atlantique nord (attention à mettre la majuscule sur le nom de l’océan et pas sur le mot océan)

==>  … à l’exception des cas suivants :

  • le pôle Nord
  • le pôle Sud
  • le cap Nord

– En tant que noms :

==> s’ils désignent une direction, une exposition, une orientation ou une situation relative, ils ne prennent pas de majuscule :

  • le vent de l’ouest
  • aller au nord-est
  • Los Angeles est au sud de San Francisco
  • le meilleur traducteur à l’ouest du Mississipi

==> s’ils désignent une partie du monde ou d’un pays, ils prennent une majuscule :

  • le Nord de la France
  • les pays de l’Est
  • le Sud-Est asiatique
  • le Sud-Vietnam
  • l’Orient
  • dans le Centre des États-Unis
  • le Sud-Ouest

==> s’ils ont fonction de nom propre, ils en prennent une également :

  • la mer du Nord
  • la gare du Nord

Notons que dans le cas de noms composés, la majuscule s’applique à tous les termes, sauf s’il s’agit d’une majuscule de début de phrase : Sud-ouest ou nord-est, se demandait l’homme du Sud-Ouest.

Names of peoples

In French, peoples’ names start with a capital letter. So we should write :

  • les Américains
  • un Français
  • une Européenne
  • un Texan
  • une Lyonnaise
  • les Sud-Vietnamiens

However, the corresponding adjectives do not take the capital :

  • le peuple américain
  • la langue française
  • les galettes bretonnes
  • Lim est chinois
  • il traduit de l’anglais au français
  • un Canadien français

It’s a common problem in English to French translation because the capital letter is often used in both cases in English.

Votre/vos enfant(s) prend(nent)-il(s) un/des médicament(s) ?

L’emploi de constructions du type :

1. Votre/vos enfant(s) prend(nent)-il(s) un/des médicament(s) ?

semble procurer une certaine forme de jouissance intellectuelle à une certaine catégorie de personnes qui se complaisent dans la complexité typographique, mais l’usage de constructions simplifiées et lisibles se répand fort heureusement !

De nos jours, on dira donc de préférence :

2. Votre ou vos enfants prennent-ils un ou plusieurs médicaments ?

… ou mieux :

3. Votre ou vos enfants prennent-ils des médicaments ?

… voire, dans certains cas :

4. Vos enfants prennent-ils des médicaments ?

(car le pluriel inclut le singulier).

À noter que pour les brevets, seule la construction 2. est acceptée par nos amis avocats (c’est également celle que nous préférons à e2f).

À noter également qu’en anglais, les constructions à base de parenthèses sont souvent plus simples en raison du nombre inférieur d’accords.

Après que, subjonctif ou indicatif ?

Contrairement à ce que pensent beaucoup, les subordonnées en « après que » utilisent l’indicatif et non le subjonctif :

  • Il partit après qu’il eut terminé.
  • Je te dirai ce que j’en pense après que tu auras terminé.

C’est normal, dans une construction du type « Y après que X », « X » doit forcément s’être déroulé pour que « Y » puisse se produire à son tour, donc il n’y a pas de raison d’utiliser pour « X » un subjonctif qui indiquerait l’éventualité, alors qu’il s’agit d’un événement certain dans le cadre de la phrase.

Notons qu’il est parfois plus naturel d’utiliser plutôt un infinitif :

  • Il partit après avoir terminé.

et qu’il est parfois plus naturel d’utiliser « lorsque » :

  • Je te dirai ce que j’en pense lorsque tu auras terminé.

Soit, soit

For whatever reason, a lot of translators don’t translate “either X or Y” properly.

It should be either translated:

  • “soit X, soit Y”

or:

  • “X ou Y”

but I often see:

  • “soit X, ou Y”

which does not make much sense in French.

It’s a “loan translation” from the English expression that should be easy to get rid off!

Arrêtons de tout spécifier

Le mot spécifier est un faux ami de l’anglais specify dans la plupart des cas.

En français, spécifier signifie exprimer de manière précise, déterminer en détail (Larousse), rédiger un document de spécifications. Il y a une idée d’exhaustivité, de détail qu’il n’y a pas dans specify.

Dans la grande majorité de cas, surtout dans la traduction d’aides ou de manuels informatique, on préférera donc traduire par : indiquer, préciser, désigner, définir.

Donc, disons plutôt :

  • indiquez votre nom, précisez votre choix, définissez la valeur

et non

  • spécifiez votre nom, spécifiez votre choix, spécifiez la valeur

Si on travaille à Airbus, on peut spécifier l’A330, mais c’est un travail d’une toute autre envergure !

Actual et actuel

I really should not have to post this because you would think that every translator knows it and pays attention, but I see it way too many times in French translations, so let’s mention it here.

In any case, the word “actual” in English does not, ever, mean “actuel”, but rather “réel”, “exact”, “concret”, “effectif”, etc.

Of course, it’s the same with “actually”, which never means “actuellement”, but rather “en fait”, “à vrai dire”, “vraiment”.

Nous, linguistes ?

En cherchant la différence entre « décideur » et « décisionnaire » pour traduire « decision-maker », je suis tombé par hasard sur cet ouvrage (Les mots et leurs contextes, par Fabienne Cusin-Berche, Sophie Moirand, Florimond Rakotonoelina, Bernard Bosredon et Sandrine Reboul-Touré), qui effectivement parle de ces deux mots.  Je cite :

Par exemple, l’adoption des théories managériales, amorcée depuis une quinzaine d’années en France, a contribué à un enrichissement lexical dont les discours entrepreneuriaux témoignent. L’innovation linguistique, souvent inconsciente mais motivée par l’émergence de ces nouveaux référents conceptuels, s’est réalisée suivant les procédures traditionnelles, c’est-à-dire par la spécification de certaines unités déjà en usage, comme « manageur » ; ou par l’irruption d’un certain nombre de vocables, tels que « décideur ». Si ce dernier a surgi dans l’usage, c’est qu’il répond à un besoin extérieur à la langue; cependant d’une part le fait que ce soit « décideur » qui ait supplanté « décisionnaire » et non *décidant ni *déciseur relève lui de la langue ; d’autre part sa présence au sein d’un paradigme désignant les êtres humains assumant des responsabilités dans une entreprise provoque une modification des traits afférents à directeur, administrateur, gestionnaire, etc.

[…]

Cette présentation avait pour ambition d’apporter un éclairage sur le fonctionnement des systèmes lexicaux et sémantiques, à travers l’exemple de « décideur ». Elle voulait démontrer que le sens se construit à partir de l’interférence de plusieurs microsystèmes, et que sa découverte nécessite la réalisation d’un travail fondé sur l’articulation langue/discours, afin d’être en mesure de délimiter le sens en langue (voir la première partie). Ainsi, pouvant rendre compte du signifié de puissance, le lexicographe serait en mesure d’exhiber le noyau sémique (les traits permanents actualisés quel que soit l’emploi) et d’indiquer à titre de mentions complémentaires les sèmes spécifiques se manifestant en fonction des situations. Une description sémasiologique construite à partir d’un noyau faciliterait, me semble-t-il, l’appréhension d’emplois non encore attestés.

Hmm… J’ai quand même compris qu’il vaut mieux utiliser « décideur », et c’est ce que nous avons utilisé dans la traduction à e2f, après avoir bien entendu confirmé cela par un test de fréquence Google dans des contextes spécifiques.

Cependant, cela m’a fait penser à la manie qu’ont les agences de traduction multilingues de nous nommer « linguistes ». Nous, linguistes ? Euh… la personne qui a rédigé l’extrait ci-dessus est un(e) linguiste, mais nous, nous (ne) sommes (que) des traducteurs, des relecteurs, et (surtout) pas des linguistes.

Nous faisons notre possible pour utiliser la terminologie, la grammaire, la ponctuation, le style appropriés, mais nous ne sommes pas des linguistes. Nous ne nous intéressons pas au sens profond des mots, à leur étymologie, leur formation, leur devenir (ou si nous le faisons, c’est par nécessité ou par goût, et généralement de façon superficielle). Ce qui nous intéresse, ce qui nous concerne, c’est le message source et sa retranscription dans la langue cible.

Agences multilingues, arrêtez de nous étiqueter « linguistes ». Ce mot n’est ni péjoratif ni réducteur, mais il ne correspond ni à ce que nous sommes, ni à ce que nous faisons !

Juxtaposition, coordination et énumération

Il ne faut pas confondre juxtaposition, coordination et énumération.

Toutes les trois sont des associations d’éléments pouvant être des phrases simples ou des parties de phrase.

Dans une juxtaposition, les éléments sont séparés par des deux-points ou des point-virgules (ou parfois des virgules) :

  • Les Français parlent français ; les Anglais parlent anglais.
  • Les Français parlent français ; les Anglais, anglais. (ellipse)

Dans une énumération, les éléments sont séparés par des virgules, sauf les deux derniers qui le sont par une conjonction de coordination) :

  • Au Canada, au Congo et en Suisse, le français n’est pas la seule langue officielle.

Dans une coordination, les éléments sont séparés par une conjonction de coordination :

  • Les Français parlent français mais les Anglais anglais.

Séries de verbes

il faut toujours faire attention à respecter l’uniformité formelle dans une série de verbes. Les éléments d’une énumération doivent avoir la même forme syntaxique. S’ils ne sont pas uniformes, ils peuvent être associés à l’aide d’une conjonction.

Ainsi, la phrase suivante n’est pas correct :

  • J’ai rédigé, imprimé et envoyé à mon client ce document.

Pas plus que :

  • J’ai rédigé, imprimé et envoyé ce document à mon client

Il faut en fait dire :

  • J’ai rédigé et imprimé ce document, puis je l’ai envoyé à mon client.

Dans le cas de la juxtaposition ou de la coordination de verbes ayant un même complément qui prend des formes syntaxiques différentes, on mentionne le complément avec le premier verbe et on le remplace par un pronom avec chaque autre verbe.

Au lieu de :

  • J’appelle et parle avec mais ne téléphone pas à ma cliente.

Il faut écrire :

  • J’appelle ma cliente et je parle avec elle mais je ne lui écris pas.

Répétition des adjectifs possessifs

En français, on essaie toujours d’éviter les répétitions, mais il ne faut pas le faire au détriment de la grammaire. Par exemple, dans une série de noms, il faut répéter l’adjectif possessif avec chaque élément.

Donc on ne dit pas :

  • Indiquez votre nom, prénom et date de naissance.

Mais :

  • Indiquez votre nom, votre prénom et votre date de naissance.

Cependant, j’ai posé un jour la question à l’Académie Française, et il m’a été répondu que la construction suivante est correcte :

  • Saisissez vos nom d’utilisateur et mot de passe.

(notons l’utilisation de « vos » et non pas de « votre » comme dans l’exemple précédent).

Répétition de préposition

Il faut répéter les prépositions « de », « à » et « en » avec chaque élément d’une série.

Donc, au lieu de :

  • Ils ont décidé de rester, chercher un travail et acheter une maison.

Il faut dire :

  • Ils ont décidé de rester, de chercher un travail et d’acheter une maison.

Et au lieu de :

  • Indiquez si vous habitez au Canada, États-Unis ou Mexique.

Il faut écrire :

  • Indiquez si vous habitez au Canada, aux États-Unis ou au Mexique

Noms dans les communiqués de presse

In press releases, it’s frequent for US companies to refer to somebody by their full name once, and then by their first or last name only, as in:

XYZ announced today that John Marvin will join its Chinese subsidiary as its Chief Operating Officer, as of December 2008.
Mr. Marvin currently heads the R&D department of the German subsidiary.
Marvin holds a PhD in Computer Science from Stanford University.
John has extensive product development experience in a small company environment.

In French, however, we should only use the “French Salutation Last name” form of addressing in subsequent references, as in:

XYZ annonce aujourd’hui que John Marvin rejoindra sa filiale chinoise en tant que directeur des opérations en décembre 2008.
M. Marvin est actuellement responsable du service de R&D de la filiale allemande.
M. Marvin a obtenu un doctorat en informatique à Stanford University.
M. Marvin a une grande expérience du développement de produits au sein de petites sociétés.

The “First name” and “Last name” forms are considered impolite in French, and the original salutation form (“Mr.” here) should be replaced by the French equivalent (“M.” here).

Traduction des temps

Je compte faire une série de posts sur le sujet, mais en gros, il faut souvent oublier ce qu’on a appris à l’école et dans de nombreux cas ne pas se contenter de transcrire le temps du verbe anglais lorsqu’on traduit.

Par exemple, on apprend à l’école que :

  • « should » est un conditionnel est signifie « devrait » ;
  • le « perfect » anglais est l’équivalent du passé simple ;
  • le futur anglais se traduit en futur français.

Mais en fait :

  • « should » se traduit bien plus souvent « doit » que « devrait » ;
  • le passé composé et le présent sont généralement bien plus adaptés à la traduction du « perfect » ;
  • le futur anglais est souvent bien plus à l’aise au présent en français.

Au-delà des règles et des conventions, au-delà de ce qu’on a pu apprendre ou cru apprendre à l’école, il faut donc toujours se relire après avoir traduit et se demander si c’est vraiment comme ça qu’on aurait dit la chose si on ne l’avait pas traduite, et on doit dans le cadre de cet exercice s’interroger sur le temps du verbe, qui ne doit pas forcément calquer le temps du verbe anglais.

Minuscule ou miniscule ?

Once in a while, a translator uses “miniscule” instead of “minuscule” and I correct it, as the “miniscule” form is completely wrong in French. A Google search on French websites gives less than 2% occurrence of “miniscule” compared to “minuscule”.

More often though, I’ve noticed the “miniscule” spelling in English texts, and I’ve dismissed it as one of the common misspellings, such as “recieved” (14,7 million occurrences according to Google, compared to 473 million of “received”, which tallies to a very (un-)healthy 3%!).

However, in researching this post, I found this article by Cornell Kimball:

In “Merriam-Webster’s Dictionary of English Usage” (1989), part of the entry “miniscule, minuscule,” notes:

“This spelling [miniscule] was first recorded at the end of the 19th century (minuscule dates back to 1705), but it did not begin to appear frequently in edited prose until the 1940s. Its increasingly common use parallels the increasingly common use of the word itself, especially as an adjective meaning `very small.’ “

During the last half of the 20th century, dictionary lines have been adding “miniscule.” A telling case comes with the “Concise Oxford” dictionaries. The Eighth Edition, published in the mid-1980s, does have an entry for “miniscule,” but labels it as “erroneous.” However the “Concise Oxford Dictionary,” Ninth Edition (1995) lists “miniscule” as simply a “variant” spelling.

The “American Heritage Dictionary,” Third Edition (1992) gives “miniscule” as a full-fledged variant of “minuscule,” as does “Merriam-Webster’s Collegiate Dictionary,” Tenth Edition (1993). Merriam-Webster’s has been listing “miniscule” in their dictionaries since at least 1971.

“The Random House Unabridged Dictionary,” Second Edition (1987) lists “miniscule” as a variant, with a usage note stating that while “this newer spelling is criticized by many, it occurs with such frequency in edited writing that some consider it a variant spelling rather than a misspelling.”

[…]

Also noted in the “miniscule, minuscule” entry in “Merriam- Webster’s Dictionary of English Usage” is this:

“It may be, in fact, that miniscule is now the more common form. An article by Michael Kenney in the Boston Globe on 12 May 1985 noted that miniscule outnumbered minuscule by three to one in that newspaper’s data base.

That entry concludes with this statement on the spelling “miniscule”:

“Our own view is that any spelling which occurs so commonly, year after year, in perfectly reputable and carefully edited books and periodicals must be regarded as a standard variant.”

which shows that:

  • as is common knowledge, the English language is not as afraid to evolve as is French.
  • “miniscule” is probably not as “riducule” as I thought!

Éponyme

L’adjectif « éponyme » est souvent utilisé à contresens. En effet, il signifie « qui a donné son nom à » et non « qui a reçu son nom de » ou « qui a le même nom que ».

Donc par exemple, lorsque le titre d’un album reprend celui d’une chanson (la « title track »), on doit parler de :

  • la chanson éponyme [de l’album]

et non de

  • l’album éponyme [de la chanson]

De même, si le titre d’un album est le nom de l’artiste (un « self-titled album »), on doit parler de :

  • l’artiste éponyme [de l’album]

et non de

  • l’album éponyme [de l’artiste]

Cependant, une recherche Google du terme « album éponyme » sur des sites français donne plus de 100 000 réponses, contre environ 300 pour « artiste éponyme ». Il est donc clair que l’usage est là pour rester.

Personnellement, j’aimerais bien dire « artiste éponyme » et « album éponymé », mais on serait là en plein néologisme.

Gastronomie à l’américaine

Une erreur commune consiste à traduire « entree » par « entrée », et parfois même « appetizers » par « apéritifs » !

En fait, sur les menus américains, les « appetizers » sont tout simplement des « entrées », et les « entrées » sont des « plats principaux ».

L’erreur me met particulièrement en rogne lorsque le traducteur traduit un menu complet, et qu’il devrait bien se rendre compte que lorsque les « entrées » décrites sont des plats à base de viande ou de poisson, garnis à souhait, il ne peut clairement pas s’agir de hors d’œuvre mais de plats de résistance.

Désormais et dorénavant

La nuance est faible, mais dorénavant a une connotation négative que n’a pas désormais. Dans dorénavant, les menaces sont souvent sous-entendues, tandis que désormais a un sens neutre ou positif.

Donc on pourrait dire :

  • Désormais, je ferai plus attention, mais dorénavant, tu devras m’obéir.

L’anglais now ne se traduit pas toujours maintenant, mais bien souvent désormais ou à présent dans un contexte d’aide de logiciel ou de texte marketing, et très rarement dorénavant.

Sur un site web, les boutons du type Purchase now se traduisent généralement Acheter, ou Achetez dès maintenant, suivant si on souhaite être neutre (bouton répété dans un catalogue) ou accentuer l’urgence (texte marketing promotionnel).

Davantage d’avantage

Pour une raison ou une autre, certains traducteurs confondent les termes « davantage » (plus de) et « d’avantage » (du nom avantage), qui n’a aucun rapport. On écrit :

  • Il n’y a pas d’avantage à courir vite.
  • Il nous en faut davantage.

Cela me fait toujours penser aux excellentes paroles de la chanson Framboise ! de Boby Lapointe en 1960 :

Elle s’appelait Françoise,
Mais on l’appelait Framboise !
[…] Elle avait peu d’avantages.
Pour en avoir davantage,
Elle s’en fit rajouter
À l’institut de beauté.
[…] On peut, dans le Maine-et-Loire,
S’offrir de beaux seins en poire…
Y a un institut d’Angers
Qui opère sans danger
[…] « Davantage d’avantages,
Avantagent davantage »
Lui dis-je, quand elle revint
Avec ses seins angevins.
[…]

Attention aux solécismes !

Je reçois aujourd’hui un courriel d’une étudiante en traduction avec à peu près la phrase suivante :

Désireuse d’effectuer mon stage aux États-Unis, Madame Machin, l’une de mes enseignantes à l’université, m’a communiqué votre courriel.

Ce que me dit l’étudiante sans le savoir, c’est que Madame Machin souhaiterait effectuer son stage dans notre société, ce qui est ma foi assez surprenant.

On appelle cela un solécisme. C’est à éviter à tout prix car il ne s’agit pas d’une figure de style mais bel et bien d’une faute de grammaire ! À cette fin, il faut toujours bien comprendre quel est le sujet de la phrase. Ici, c’est Madame Machin, et c’est donc la seule qui peut grammaticalement être la désireuse.

Une manière de s’exprimer légèrement plus lourde, mais beaucoup plus correcte, aurait été :

Désireuse d’effectuer mon stage aux États-Unis, j’en ai parlé à Madame Machin, l’une de mes enseignantes à l’université, qui m’a communiqué votre courriel.

Là le sujet de la phrase redevient la rédactrice du courriel, et c’est donc elle la désireuse.

Je ne m’étendrai pas plus avant sur l’utilisation intempestive des virgules (une maladie qui affecte de nombreux journalistes reconvertis à la traduction) mais je remarque qu’il y a assez souvent un lien entre la « virgulite aiguë » et les solécismes.

Retirez les tirets

En français, le tiret est un signe de ponctuation beaucoup moins utilisé qu’en anglais. À part quelques cas spéciaux, il est fortement conseillé de le remplacer par des signes plus appropriés (parenthèses, deux-points, point-virgule, virgule ou point suivant le cas).

Cas de remplacement du tiret

Dans les aides de logiciel, on trouve souvent des listes d’option.

Back – Opens previous page

Forward – Opens next page

Home – Open home page

Ici, les deux-points sont appropriés et le traducteur doit faire le remplacement (attention à la minuscule après chacun d’eux)

Précédente : ouvre la page précédente

Suivante : ouvre la page suivante

Accueil : ouvre la page d’accueil

Cas d’utilisation du tiret

Pour les incises :

On peut effectivement utiliser le tiret comme séparateur dans les incises – comme ceci par exemple – mais encore une fois la parenthèse est souvent plus naturelle en français (comme cela par exemple).

En tant que puce :

– Comme ceci

– Comme cela

Dans les titres de pages web

Voir par exemple le titre de cette page web dans votre navigateur.

Pour les amoureux de la typographie, cet excellent article sur la métaphysique du tiret offrira de nombreuses autres précisions.

Traduire pour le Canada – Style

Dans la mesure du possible, il est préférable d’avoir recours aux termes génériques et aux tournures neutres. Lors de leur premier énoncé, les noms, pronoms, articles, adjectifs, prépositions, etc. sont écrits au long, sous leur forme masculine et féminine. On a ensuite recours au genre non marqué.

Par exemple, on écrit :

  • le personnel

au lieu de :

  • les employés

on écrit :

  • la clientèle

au lieu de :

  • les clients

et on écrit :

  • les gens d’affaires

au lieu de :

  • les hommes d’affaires

Lorsque le masculin et le féminin d’un nom ont la même prononciation, écrire les deux formes au long, du moins pour le premier énoncé. On peut placer le féminin ou le masculin en premier lorsqu’il n’y a pas d’accord grammatical à faire. Dans le cas contraire, on place la forme masculine près du déterminant (adjectifs, participes passés, etc.).

Pour éviter les répétitions fastidieuses et les problèmes d’accords des adjectifs, participes passés, etc., on peut placer au début du document une note d’avertissement. Toutefois, comme cette décision revient entièrement au client, il est préférable pour le traducteur de se conformer aux instructions reçues à ce sujet. La note suivante est générique :

  • N.B. Dans cette publication, la forme masculine désigne tant les femmes que les hommes.

Remarque

Cet article fait partie d’une série destinée aux traducteurs non canadiens traduisant des textes destinés au Canada.

Traduire pour le Canada – Anglicismes

Au Canada, dans la langue parlée, les anglicismes sont monnaie courante. Cependant, dans la langue écrite, ils sont encore plus chassés qu’ils ne le sont en France par l’Académie française, la loi Toubon et l’usage.

Voici une liste non exhaustive qui vous permettra de bien clarifier si l’utilisation de mots anglais est légitime ou devrait être évitée.

Attention, il y a de nombreux autres anglicismes, mais nous avons essayé ici de rassembler ceux qui sont acceptables/fréquents en France et non au Canada.

Faux amis

Les faux amis sont des mots français utilisés dans un sens qu’ils ne possèdent pas dans un contexte donné.

Au lieu de utilisons plutôt
académique universitaire
copie exemplaire
versatile polyvalent

Emprunts inutiles

Les emprunts inutiles répertoriés dans la liste ci-dessous n’ont pas vraiment leur raison d’être étant donné que le français possède des équivalents. Il reste que nombre d’entre eux sont très usités, particulièrement dans le domaine du divertissement et d’Internet.

Au lieu de utilisons plutôt
sponsor commanditaire
show spectacle
ticket billet
newsletter lettre d’information
email courriel
spam pourriel, publipostage
chatroom forum de discussion
chatter clavarder, causer, bavarder
chat clavardage, causerie, bavardage
shopping achats, magasinage

Autres termes et expressions à éviter

Au lieu de utilisons plutôt
échouer à un examen échouer un examen
semestre session
j’apprécierais rencontrer… j’aimerais, je souhaiterais, je voudrais, je désirerais
attacher un fichier joindre un fichier
au niveau de dans, par, pour, dans le domaine de, en ce qui a trait à, du point de vue de, sur le plan de, pour ce qui est de, en ce qui concerne, en matière de
ci-attaché, ci-bas, ci-haut ci-joint, ci-dessous, ci-dessus
compléter un formulaire remplir un formulaire
contacter communiquer avec, vous adresser à…
double-cliquer cliquer deux fois
effectif au en vigueur le
et/ou ou
exemplaires/renseignements additionnels exemplaires/renseignements supplémentaires
identifier déterminer, préciser, détailler, établir, cibler (on identifie seulement des personnes)
identifier un problème cerner/détecter un problème
impact (avoir un impact sur) répercussion, incidence, effet, retentissement (influer)
inadmissible (unelegible) non admissible
informations renseignements (informations est utilisé pour les actualités télévisées, dans tous les autres cas il faut dire l’information ou les renseignements)
l’Internet Internet
littérature documentation, publications, écrits
personnes dans le besoin personnes nécessiteuses
pour votre information pour information, à titre d’information
prérequis préalable
session d’information séance d’information
si nécessaire au besoin, le cas échéant, s’il y a lieu
suite, chambre bureau, salle, pièce
suite à comme suite à, à la suite de
tel que convenu tel qu’il a été convenu

Remarque

Cet article fait partie d’une série destinée aux traducteurs non canadiens traduisant des textes destinés au Canada.

(*) About informations, read our most recent update.

Traduire pour le Canada – Ponctuation

La ponctuation est paradoxalement le domaine où il y a le plus de différences entre le français de France et celui du Canada.

Espaces

Il y a quelques différences d’utilisation d’espace entre le français de France et celui du Canada, avec les signes de ponctuation suivants :

AVANT SIGNE APRÈS
fr-FR : une espace insécable
fr-CA : pas d’espace
point-virgule (;) une espace
fr-FR : une espace insécable
fr-CA : pas d’espace
point d’exclamation (!) une espace
fr-FR : une espace insécable
fr-CA : pas d’espace
point d’interrogation (?) une espace

À noter qu’il n’y a pas de différence pour les deux-points ni pour les guillemets.

Majuscules

Les majuscules sont TOUJOURS accentuées au Canada.

En France, elles devraient l’être aussi mais ne le sont pas toujours, mais au Canada ce choix n’existe pas.

Adresses postales, etc.

Il faut s’assurer que le nom de la ville, de la province ou du territoire et le code postal sont inscrits sur la même ligne, la province ou le territoire et le code postal étant séparés par deux espaces.

Madame Germaine Morisset
Directrice du service de publicité
Les Éditions du Hibou
Bureau 102, tour Est
3974, boul. Saint-Laurent
Montréal (Québec)   H2W 1Y3

Les adresses doivent s’écrire comme suit : nom, titre, organisme, bureau ou étage, adresse municipale ou case postale et succursale, ville, province ou territoire, code postal et pays (si le document est diffusé à l’étranger).

On écrit le nom de la province ou du territoire en toutes lettres, entre parenthèses après le nom de la ville. Les termes « Street » et « Avenue » ne sont pas traduits lorsqu’ils sont précédés d’un numéral ordinal.

350, 17th Street

mais :

52, rue Valley Ridge

On écrit les numéros de téléphone et de télécopieur ainsi :

Téléphone : 613-995-8900
Cellulaire : 705-995-8901
Numéro sans frais : 1-800-234-5678
Télécopieur : 819-952-9620

Il est possible d’ajouter une adresse électronique ou une adresse URL dans les coordonnée. On les écrit de la façon suivante :

Courriel : [email protected]
Site web : www.en2fr.com

Marques

Les marques s’écrivent différemment.

Marques de commerce :

  • On écrit MaMarqueCommercialeMC et non MaMarqueCommerciale™

Marques déposées :

  • On écrit MaMarqueDéposéeMD et non MaMarqueDéposée®

Remarque

Cet article fait partie d’une série destinée aux traducteurs non canadiens traduisant des textes destinés au Canada.

Nombres en toutes lettres

On écrit normalement les nombres de zéro à neuf en toutes lettres.

  • Un cours de neuf crédits.

À partir de 10, on écrit les nombres en chiffres.

  • Le stage équivaut à 27 crédits.

En début de phrase, les nombres doivent toujours s’écrire en lettres.

  • Douze crédits supplémentaires. Trente cours équivalent à une licence.

Lorsqu’on cite deux nombres dans une même phrase, et que l’un devrait s’écrire en chiffres et l’autre en lettres, on a le choix de les écrire tous les deux en chiffres ou en lettres pour uniformiser.

  • Il a obtenu douze crédits en trois ans.
  • Il a obtenu 12 crédits en 3 ans.

Titres de civilités

On écrit en toutes lettres les titres des personnes lorsqu’on les nomme pour la première fois, lorsqu’on s’adresse directement à eux et au début d’un paragraphe. Les formes abrégées des titres sont les suivantes :

Monsieur M.
Messieurs MM.
Madame Mme
Mesdames Mmes
Mademoiselle Mlle
Mesdemoiselles Mlles
Maître Me

Sommes et montants

En général, on écrit les sommes d’argent en chiffres. À noter qu’en français on met une espace insécable entre les triades et avant le symbole monétaire, et une virgule avant les centimes, cents, etc.

  • Les droits de résidence s’élèvent à 5 796 $ pour l’année.
  • Ce prix équivaut à 26,50 $US.

On écrit l’unité monétaire en lettres lorsque la somme est écrite en lettres.

  • Trois mille cinq cents dollars
  • Les participants recevront chacun une bourse de cent dollars.

En général, on fait l’élision (remplacement d’une voyelle finale par une apostrophe devant un mot commençant par une voyelle ou un h muet, p. ex. l’école) devant le nombre un, en particulier lorsqu’il est suivi de décimales. Dans les cas où un désigne un chiffre ou un numéro, ou pour insister sur l’idée de quantité ou de mesure, on ne fait pas l’élision.

  • près d’un million de dollars
  • une pièce de un dollar
  • La campagne a atteint son objectif de un million de dollars.

Ponctuation et espaces

Les signes de ponctuation s’accompagnent ou non d’espaces (insécables ou non) suivant le tableau ci-dessous, avec quelques variantes pour le Canada.

AVANT SIGNE APRÈS
pas d’espace virgule (,) une espace
pas d’espace point final (.) une espace
une espace insécable deux-points (:) une espace
fr-FR : une espace insécable
fr-CA : pas d’espace
point-virgule (;) une espace
fr-FR : une espace insécable
fr-CA : pas d’espace
point d’exclamation (!) une espace
fr-FR : une espace insécable
fr-CA : pas d’espace
point d’interrogation (?) une espace
pas d’espace points de suspensions () une espace
pas d’espace trait d’union () pas d’espace
une espace insécable tiret () une espace insécable
pas d’espace barre oblique (/)
– dans les abréviations
n/réf.
– pour indiquer un choix entre deux mots
Monsieur/Madame
pas d’espace
une espace insécable barre oblique (/)
– pour indiquer un choix entre deux expressions comprenant plus d’un élément
Nom du conseil / de l’organisme
une espace insécable
une espace guillemet ouvrant («) une espace insécable
une espace insécable guillemet fermant (») une espace
une espace insécable pour cent (%) une espace
une espace insécable unité monétaire ($, $ CA, $ US, ¢) une espace
une espace insécable symbole SI ou autre (kg, s, cm, l, h) une espace

Il ne faut pas se planter de niveau

Il faut faire attention au niveau de langue (nature littéraire, soutenue, familière ou populaire) du texte à traduire et employer des mots et expressions dont le niveau de langue est adéquat.

Dans des traductions informatiques, on trouve par exemple assez souvent :

  • L’ordinateur est planté.

Certes, le lecteur comprendra, mais il faut respecter le niveau de langue et généralement préférer :

  • L’ordinateur est bloqué.

De façon générale, on évite d’utiliser de mots familiers ou populaires à moins que la source soit clairement de cette nature. Par ailleurs, on évite d’employer des mots passe-partout tels que les verbes « être », « faire » ou « avoir » (y compris dans l’expression « il y a »).

Numéro #

L’abréviation # pour numéro ne s’utilise jamais en français.

Il faut donc toujours remplacer # par lorsqu’on traduit.

À noter que lorsqu’on utilise un clavier américain configuré en US-International, on peut obtenir le ° de en effectuant la combinaison de touches Ctrl-Alt-Maj-: ou Alt-167 (merci Tamara !) sous Windows, et Alt-Shift-8 (sur un Mac avec clavier US, en utilisant bien le 8 normal et pas celui du clavier numérique, merci Jean-Jacques !).

Commentaires

En règle générale, en traduction professionnelle, le traducteur ne doit JAMAIS laisser de commentaires pour le relecteur ou le client dans son texte, par exemple « (??) » lorsqu’il n’est pas sûr de la traduction d’un mot ou « (informatique/électronique) » s’il souhaite laisser un choix au relecteur.

En l’absence d’un système spécifique, les manières acceptables de faire passer des commentaires sont :

  • Un fichier de commentaire joint au message de livraison (mais bien séparé du reste des fichiers à livrer)
  • Des commentaires dans le message de livraison

Pourquoi ?

  • Le traducteur ne peut pas supposer que sa traduction sera relue ou analysée par quelqu’un de compétent, et il doit donc toujours fournir un travail qui est de qualité finale à ses yeux.
  • Même dans le cas où le fichier est relu, il est possible dans certains cas que le relecteur ne doive pas tout passer en revue (relecture échantillon), auquel cas il ne verrait pas les commentaires et les livrerait au client final.
  • Il est également possible que le relecteur ne regarde pas systématiquement l’anglais lorsqu’il relit, et pense que certains commentaires sont une fidèle traduction du texte source.

En bref, pour toutes ces raisons, et d’une manière plus générale pour minimiser le risque d’erreur dans le document final, il faut donc séparer les commentaires du texte traduit, et les indiquer en tant que tels au relecteur ou au client.

Évidemment, lorsque les consignes spécifiques du projet sont différentes de ce qui précède, il faut les suivre.

Compte ou nombre

In IT translations, the noun “count” translates usually as “nombre” and not “compte”, whereas the verb “count” is usually “compter”.

Close to home for a translator, a “word count” is a “nombre de mots” rather than a “compte de mots”.

Souhaiter et désirer

It’s in most cases better to translate “Do you want xxx?” with “Souhaitez-vous xxx ?” rather than “Désirez-vous xxx ?” because “désirer” is less neutral than “souhaiter” (think “desire” v/s “wish”).

Est-elle attirante, attractive ou attrayante ?

The translation of “attractive” is a true minefield!

Many translators know that “attractif” is a false friend of the English “attractive”, as “attractif” is used for things that attract by nature, a magnet for example, but then they often confuse between “attirant”, which means “which exerts an attraction force”, and “attrayant”, which means “which has appeal”.

Some examples of correct use:

  • Cette jeune fille est attirante.
  • Il trouvait cette carrière politique attrayante.
  • La Terre a un effet attractif sur la Lune.

Avec nos compliments !

It should be clear for everybody that “complimentary” is to “complementary” what “compliment” is to “complément”, but somehow we often see “complimentary” translated “complémentaire” instead of “gratuit” or “offert”.

Note that “Avec nos compliments !” is a very polite formula that can be used when offering something complimentary (used by hotels for example).

Diagnostic

I’m not sure why, but quite a few translators are confusing between diagnostique and diagnostic. So let’s be clear : the spelling diagnostique can be adjective or verb, but only diagnostic can be used as a noun.

Oranges roses et roses orange

En règle générale, les adjectifs de couleur s’accordent en genre et en nombre avec le nom.

  • Quatre feuilles blanches
  • Deux ballons rouges

Exception 1 : lorsqu’un nom est employé en tant qu’adjectif de couleur, il est invariable, à part quelques-uns (écarlate, fauve, mauve, pourpre et rose) qui sont effectivement devenus des adjectifs.

  • Trois robes orange
  • Une paire de chaussures marron
  • Des tableaux fauves
  • Cinq tabliers roses

Exception 2 : les adjectifs de couleur composés sont invariables.

  • Des nuages bleu gris
  • Des chapeaux jaune paille
  • Des pantalons bleu clair

Notons que l’on dit

  • des robes jaunes et blanches (lorsqu’il y a des robes jaunes et des robes blanches) ;
  • des robes jaune et blanc (lorsque les robes sont bicolores).

Notons l’utilisation de pourpre/pourpré au temps de Ronsard :

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.

Ne partageons pas tout

The main meaning of the verb “share” is “partager”, but it’s not the only one, so it’s worth spending a little time finding alternate translations when it’s not simply about sharing toys or food.

For example:

  • He shared his ideas. -> Il communiqua ses idées.
  • He shared his intention. -> Il fit part de son intention.
  • They shared the same views. -> Ils voyaient les choses de la même manière.

Silicone hermaphrodite

Le mot « silicone » n’est pas vraiment hermaphrodite, mais il est à noter qu’il est :

  • masculin lorsqu’il désigne un certain type de polymères (ceux dont les chaînes sont formées d’enchaînements alternés d’oxygène de silicium, substitués par des groupes organiques – Larousse) ;
  • féminin lorsqu’il désigne les composés de silicium de formule R2SIO.

C’est donc la forme masculine que l’on utilise :

  • en cosmétologie (silicones liquides) ;
  • en médecine (prothèses en silicones élastomères).

On peut également noter que :

  • les deux versions sont la traduction de l’anglais « silicone » ;
  • le mot anglais « silicon » se traduit « silicium » ;
  • le mot anglais « silica » se traduit « silice ».